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Garage Berrodier : à fond pour l’électrique

Situé à Viriat dans l’Ain, cet agent Renault qui fait aussi station-service est convaincu par la mobilité électrique. Même si le fonds de commerce reste l’entretien et la réparation auto, de A à Z.

Sur la photo, Marie-Françoise et Jean-Pierre Berrodier posent fièrement à côté de la nouvelle Renault Zoé. Le modèle star de la gamme ZE est un peu l’attraction en ce moment dans ce village de 6 000 habitants. « Les gens se posent beaucoup de questions, indique Mme Berrodier. Ils sont assez enthousiastes après l’essai car ils se rendent compte que c’est une vraie voiture, comparable à une Clio en termes de confort. La Zoé est idéale en tant que deuxième voiture pour un usage local. Mais, pour le moment, les gens hésitent à sauter le pas« , regrette-t-elle. En tout cas, les époux Berrodier sont des convaincus de la première heure. Ils utilisent d’ailleurs un Kangoo ZE en tant que véhicule de société. « Il sert à aller chercher des pièces à Bourg-en-Bresse, poursuit notre interlocutrice. On s’en sert tous les jours et on n’a jamais eu de problème d’autonomie. Le véhicule est mis en charge tous les deux jours« .

Une concurrence rude aux alentours

Voilà en tout cas une activité qui les distingue un peu de la concurrence. Car, de la concurrence il y en a… La concession Renault de Bourg-en-Bresse est située à 3 km à peine et l’établissement est cerné par des garages et des centres-auto. Et il y a aussi un centre Leclerc à 1,5 km qui vient d’inaugurer de nouvelles pompes. Ce n’est pas neutre, quand on sait que le garage Berrodier exploite une station Total. « Nous avons une pompiste, qui sert les clients. On doit être dans les derniers à faire ça sur Bourg et ses environs« , souligne Marie-Françoise Berrodier. Voilà qui renvoie à l’actualité récente et à ce communiqué de la FNAA (à laquelle adhèrent les époux Berrodier) qui évoquait la fermeture probable de 1 600 stations-service cette année et le risque de désertification à terme dans certaines régions. « Nous avons dû faire des travaux pour mettre la station aux normes et cela représente beaucoup d’argent« , relève au passage Marie-Françoise Berrodier. Pour en revenir au garage, l’équipe comprend au total 9 personnes. L’établissement assure l’entretien et la réparation de A à Z, avec la mécanique, la carrosserie et la climatisation.

Une intégration dans le tissu local

Le garage Berrodier est bien connu à Viriat. Il est apparu en 1962 et a été créé par les parents de Jean-Pierre Berrodier. L’établissement, qui a toujours eu un panonceau Renault (et qui a distribué du carburant sous le sigle Antar puis Elf, avant de passer à Total), fait d’ailleurs partie de l’amicale des commerçants. La clientèle est essentiellement locale et fait confiance à ces professionnels qui ont pignon sur rue et un réel savoir-faire.

Des tensions avec les assurances

Éprouvé par un contexte difficile, le garage Berrodier se pose comme d’autre des questions sur l’avenir. A court terme, l’établissement se demande par exemple s’il va remplacer un des carrossiers qui est parti. Ce sujet est sensible, en raison des agréments donnés par les assurances et qui créent des tensions. « On veut nous  imposer des fournisseurs, des prix très bas et on nous met une pression financière qui met en danger nos entreprises. Cela va aussi à l’encontre du libre choix du réparateur par le client« , regrette Marie-Françoise Berrodier. Laquelle n’hésite pas à parler de détournement de clientèle, au désavantage de garages non agréés. Elle aimerait que les professionnels soient plus libres.

Et la relève ?

Les époux Berrodier ont deux filles qui suivent des études. Si l’aînée est plus attirée par les beaux-arts, Carole est en bac pro mécanique auto et se destine à un BTS. Son rêve est de vendre des voitures. Un souhait qui pourra peut-être se réaliser dans l’établissement familial. Qui sait ?

Son parcours

Marie-Françoise Berrodier venait d’obtenir son bac B (économie) quand elle a rencontré son mari. Elle s’est donc formée sur le tas au garage, où elle a en charge la comptabilité, la facturation pour la carrosserie et les relations avec les experts et les assurances. Son mari, Jean-Pierre, avait suivi une formation de mécanicien-électricien. Il est parti pendant un an se former au métier de carrossier, en 1992 au moment de reprendre l’affaire, afin de prolonger cette activité.

 

Pourquoi le métier est bien fait

« Nous avons une devise : notre satisfaction est celle des clients« , précise Mme Berrodier. Le site précise que le garage est « aux petits soins pour ses clients« .

 

Ce qu’ils font en dehors du travail

De la marche

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