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Dominique Tessier : profession reconstructeur et restaurateur de voitures anciennes de collection

Etabli à Chambray, au sud de Tours, ce carrossier s’est spécialisé dans la restauration de voitures anciennes d’avant-guerre. Une activité qui bénéficie à plein de l’engouement des collectionneurs pour des marques disparues, telles que Voisin ou Delahaye. Mais, pour percer sur ce marché de niche, il faut de la patience et une solide expertise.

Imaginez une carrosserie où l’activité est planifiée plusieurs années à l’avance, avec des restaurations qui s’échelonnent entre 6 mois et 3 ans. Un tel lieu existe, dans une zone industrielle en périphérie de Tours. Il s’agit de l’atelier de Dominique Tessier, spécialisé dans les automobiles anciennes. Cet expert des voitures d’avant-guerre redonne vie depuis 30 ans à de véritables trésors du patrimoine, parfois retrouvés au fond d’une grange. Il les restaure intégralement et permet à leurs propriétaires de reprendre la route, avec toutes leurs caractéristiques d’origine.  Les autos passées par son atelier sont ensuite exposées dans des musées (Mullin Automotive Museum en Californie), dans des concours d’élégance (Pebble Beach aux USA, Villa d’Este en Italie), ou dans des salons. Une Voisin restaurée par ses soins sera par exemple visible  au Mondial de l’Automobile cette année, sur le stand de la maison Hermès.

Un travail minutieux

« Nous récupérons des véhicules qui sont souvent dans un état lamentable, car abandonnés pendant de longues années, explique Dominique Tessier. En raison de l’humidité, la structure en bois (du frêne) a pourri et tout est à refaire, poursuit-il. Il faut refaire non seulement le châssis, la carrosserie et la sellerie, mais aussi la mécanique. Le propriétaire doit récupérer une voiture en état de rouler, avec une tenue de route correcte et un éclairage qui fonctionne. De telles autos sont assurées et doivent être en état de passer le contrôle technique », précise-t-il. Evidemment, cela prend du temps. Selon l’état du véhicule, 3 à 4000 h de travail seront nécessaires, dont 200 pour le traitement de la tôle et la peinture par exemple. Et le travail consiste aussi à se rapprocher au plus près de l’état initial, ce qui suppose de reconstituer le pédigrée du modèle, en identifiant le carrossier d’origine et en s’inspirant de photos d’époque. Au-delà du savoir-faire de ces magiciens de la tôle, il faut aussi connaître l’univers de la voiture ancienne pour récupérer des documents d’archive. Toute cette expertise a un coût, avec un ticket moyen qui est de l’ordre de 300 000 €.

Une poignée de spécialistes en France

A un tel tarif, les clients sont des collectionneurs fortunés. Et ils sont exigeants. C’est la raison pour laquelle ils confient leurs véhicules à des spécialistes, qui se comptent sur les doigts d’une seule main. Une élite qui travaille lentement, mais avec un degré de qualité plus élevé que la moyenne. Une vingtaine de véhicules sortent chaque année de l’atelier de Chambray, dont deux en restauration complète. Il s’agit principalement de marques françaises, comme Delage, Delahaye, Hispano-Suiza, Panhard, Voisin… On voit passer aussi des Renault, Peugeot et autres Citroën, ou des marques très rares comme par exemple Bignan, qui n’a existé que de 1918 à 1926. Autre fait d’armes : Dominique Tessier a restauré une bonne partie du patrimoine de Renault, des tout premiers véhicules de la marque jusqu’à ceux des années 30.

Une spécialisation qui n’est pas à la portée du premier venu

« La carrosserie classique est un tout autre métier, insiste Dominique Tessier. Les professionnels ne peuvent pas consacrer autant de temps pour la restauration d’un modèle. Il faut aussi que le client accepte de payer le prix d’une vraie restauration. De plus, les méthodes de travail sont différentes, explique-t-il. C’est la raison pour laquelle nous ne réparons pas d’ailleurs les voitures plus récentes. Nous mettrions plus de temps et nous ne serions pas compétitifs au niveau des tarifs », avoue-t-il. Notre expert se félicite cependant de voir que la voiture ancienne a le vent en poupe et qu’elle inspire les constructeurs, au niveau de la communication et du design. Une tendance qui pourrait inciter certains carrossiers à se diversifier, à condition d’avoir des collaborateurs ayant une formation adaptée.

La formation se perpétue

« Former de la tôle au marteau et souder au chalumeau ne s’apprend plus en apprentissage », regrette Dominique Tessier. Néanmoins, cet artisan à l’ancienne n’a cessé de former des jeunes tout au long de sa carrière. Certains se sont mis à leur compte, comme par exemple Arnauld Sabourin – passé aussi par la maison Lecoq – et qui exerce dans l’Essonne sous le nom d’AS Carrosserie.  D’autres ont pu faire valoir leur savoir-faire auprès d’autres enseignes comme Gruau, où la transformation de la carrosserie est une spécialité recherchée pour réaliser des véhicules spéciaux. « Je ne suis pas inquiet sur la transmission du savoir-faire, souligne Dominique Tessier. On ne peut pas dire qu’il n’y a plus en France de professionnels qui savent restaurer des voitures anciennes ».

Un marché de collectionneurs, mais aussi de spéculateurs

Si la petite entreprise de cet artisan ne connaît pas la crise, avec un bouche-à-oreille qui lui assure une belle notoriété, et des revenus récurrents garantis par l’entretien de ces vénérables arrière-grands-mères, une tendance commence à l’inquiéter. A côté des collectionneurs, on voit apparaître des spéculateurs qui se contentent de stocker leurs autos, généralement à l’étranger, le temps que la côte flambe pour faire une belle plus-value. Le prix des anciennes a augmenté de 400 %, selon le Financial Times et il n’est pas rare de voir certaines gloires d’avant-guerre s’arracher à plusieurs millions. C’est dommage pour le patrimoine et cela retire du marché français un certain nombre de véhicules. Mais, Dominique Tessier veut rester positif. Pour lui, on vit actuellement les mêmes excès que dans les années 90. Une période qui ne devrait pas durer, espère-t-il.

Son parcours

Dominique Tessier a passé un CAP de tôlier formeur en 1973. Il a ensuite effectué un tour de France en tant que compagnon du Devoir  pendant 7 ans, ce qui lui a permis de travailler au gré des ateliers sur la fabrication de prototypes pour de futurs modèles et de faire de la transformation de carrosserie. Il a notamment travaillé pendant 2 ans dans un atelier de restauration à Nantes. Quand celui-ci a fait faillite, un des clients, qui était marchand de voitures de collection, a proposé à Dominique Tessier de monter un atelier en Touraine. Il y travaillera pendant 5 ans. Ensuite, notre spécialiste décide de monter sa propre affaire à Chambray-les-Tours qu’il exploite toujours et cela depuis trente ans.

8 Commentaires

  1. haberbusch:

    bravo

  2. frein:

    Prenez vous des stagieres pour découvrir votre passion et savoir faire mon fils de 17 ans et attiré par se parcours prenez vous des apprentis pour transmettre votre savoir faire cordialement

  3. GEAY:

    Bonjour

    je recherche pour mon fils une premiere année d’apprentissage dans le cadre des compagnons du devoir
    spécialité carrosserie

    vous pouvez me joindre à cette adresse Mail

    Cordialement

    bruno GEAY

    bruno-geay@daudruy.fr

    Merci

  4. Pascal:

    Tres beau métier continuer a le transmettre.

  5. hagop:

    bonjour je me présente je m’appel hagop j’ai 32 ans je suis carrossier califile 19 ans d’expérience travail à l’ancien déjà travaillé sur des voitures collection restauré je cherche une place de carrossier si jamais vous avez besoin de carrossier je peux vous montrer mes savoir faire avec motivation et plaisir cordialement

  6. Comme l’importateur Aston Martin (DB 4 1954 coupé et cabriolet) ,faites nous confiance pour vos sablages au corindon de chassis ou de caisses de véhicules de prestige.Forts de 3 générations d’expérience ,entreprise du patrimoine vivant ,nous décapons toutes vos pièces métalliques avec soin puisque nous sommes aussi spécialistes de gravure sur verre par conséquent nous nous devons d’utiliser un sable très fin à l’impact modéré.
    Si vous désirez une protection polyzinc anticorrosion puis un époxy sur certaines pièces spécifique nous sommes aussi en mesure de nous en occuper.
    N’hésitez pas à nous consulter.
    Cordialement
    Jean Oustry
    ATELIER OUSTRY
    Label E.P.V.
    35 rue de bagnolet
    15/17 villa Riberolle
    75020 Paris
    Tél: 0143676849
    fax : 0143675393
    oustrysmtd@numericable.fr
    http://www.oustrygravure.com

  7. bravo, pour ce magnifique travail d’art, je suis un ancien tôlier formeur et passé mon CAP et BEP de tôlier formeur en 1963, puis professeur technique carrosserie pendant 38ans.
    Bien préciser que le métier de tôlier formeur exige la connaissance de la géométrie descriptive, connaissance de tous les métaux, et de tous les procédés d’assemblages thermiques ou non. Etre observateur et un amour du travail fait avec perfection.

  8. Fournie julien:

    Bonjour,
    Je me présente julien, 40 je souhaiterais me reconvertir dans le milieu automobile après 25 ans dans les espaces verts car je suis passionné depuis toujours par les belles voitures et motos , ainsi je souhaiterais savoir si il serait possible que vous me preniez chez vous en tant qu apprentie.
    Cordialement

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