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Bertrand Ricq, directeur du site Autorecrute.com : 1400 postes à pourvoir chaque jour dans l’automobile

Pour la première fois, un salon dédié à l’emploi dans l’automobile a été organisé dans les locaux du journal l’Argus. Un événement qui a rencontré un certain succès et qui a permis de montrer le potentiel de ce secteur, aussi bien du côté des recruteurs que des candidats.

Comment est née l’idée de ce salon ?

« Nous nous sommes aperçus qu’il existait des salons sur l’emploi dans tous les domaines, sauf dans l’automobile. Or, ce secteur représente tout de même 9 à 10 % de l’emploi en France. Nous avons donc initié une démarche pour organiser ce salon, qui avait l’appui des recruteurs et des sociétés qui proposent des postes. Cela était d’autant plus facile que le groupe dispose du site Autorecrute.com, qui est le numéro 1 du recrutement dans l’automobile. Avec ce salon, l’Argus joue le rôle d’un franc-tireur, ce qui correspond bien à son ADN depuis 85 ans. Nous avons contribué à aider l’emploi, alors que la presse ne parle que de fermetures d’usines et de dépôts de bilan. »

Et il y a donc bien des emplois à pourvoir dans l’automobile ?

« Oui, car il y a eu des restructurations. Du fait des départs, des changements de postes d’une région à l’autre, ainsi que des évolutions dans les métiers, une offre s’est reconstituée. Il faut dédramatiser les choses. Ainsi, il faut savoir que tous les jours, 1400 postes sont disponibles en France. Seulement, leur durée de vie plus courte qu’avant et ils ne restent en ligne qu’une à deux semaines. »

Concrètement, comment avez-vous organisé l’événement ?

« Nous avons reçu plus de 2600 cv, qui ont fait l’objet d’une sélection. Nous recherchions avant tout des gens formés et ayant une expérience dans l’automobile, même si nous avons fait une exception pour les commerciaux, où nous avons ouvert à des profils venant de la téléphonie. Sur les 900 dossiers retenus par nos soins, 600 candidats sont finalement venus rencontrer des recruteurs. En face, il y avait une trentaine de sociétés, dont  des enseignes d’entretien et de réparation (Feu Vert, Norauto, Carglass), des réseaux d’agences automobiles (Via automobile), des groupes de distribution (Renault Retail Groupe, Parot, Ronan Chabot Management, Chapat, Horizon), ainsi que des loueurs longue durée (ALD AUtomotive, Parcours), des organismes de formation (GNFA, Ecodime, CFI…) ou encore des spécialistes du recrutement (Pôle emploi, Assistra, Care Consulting).  En tout, 400 postes étaient à pourvoir. »

Qu’est-ce qui vous a marqué le plus ?

« Le plus grand choc a été de découvrir que les chercheurs d’emploi de 45 ans et plus deviennent des outsiders. Même s’ils disposent d’une expertise fabuleuse, il y a un blocage et, généralement, leur cv part directement à la poubelle. L’intérêt du salon a été justement pour ces candidats l’occasion de pouvoir rencontrer en direct des recruteurs. Ces derniers nous ont d’ailleurs confié qu’on ne pouvait pas passer à côté de certains parcours. Les plus de 45 ans, qui représentaient 30 % des dossiers, nous ont chaleureusement remercié. »

Que peut-on dire sur les offres liées à l’entretien et à la réparation ?

« Elles représentaient 45 % des offres d’emploi. Les profils sont très masculins. Ce que l’on peut dire, c’est que les postes les moins qualifiés concernent en général les groupes de distribution. Les groupes de retail étaient plus intéressés par des jeunes, qu’ils allaient former ensuite, alors que des enseignes de centres-auto recherchaient plus des managers expérimentés pour motiver des équipes. »

Y aura-t-il une suite à votre salon ?

« La réponse est oui. D’après les entretiens que nous avons pu avoir avec les candidats et les recruteurs, 99 % des personnes interrogées se sont prononcées pour l’organisation d’un autre salon d’ici la fin de l’année. Et sans rien changer à la formule. Nous le ferons probablement après le Mondial de l’Automobile. Nous conserverons le côté intimiste, avec des stands et des salles fermées, dans les locaux de l’Argus. Mais en doublant la surface. Idéalement, nous aimerions faire deux salons de l’emploi par an à Paris et un par an en province. »

Peut-on dire un mot sur vos activités au quotidien en termes de recrutement ?

« Le site Autorecrute.com est le vaisseau amiral. Nous déclinons une partie de ces offres d’emploi à travers notre journal papier, mais aussi à travers des partenaires comme le JA. Nous disposons de la plus grosse cvthèque de France dans l’automobile. C’est ce qui nous permet aujourd’hui de faire du conseil en recrutement, de la rédaction de la fiche de poste jusqu’à la signature du contrat d’embauche, en passant par la sélection des offres et les entretiens. »

S’expatrier pour trouver du travail à l’étranger, c’est possible ?

« Oui, car il y a des centaines de postes à pourvoir. C’est le cas par exemple au Canada, qui manque de mécanos spécialisés mais également en Algérie et au Maroc. »

 

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