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Autolib’ : un garage pas comme les autres

Dans le nord de Paris, un garage a été aménagé sur 3 000 m2 pour réparer les Bluecar du groupe Bolloré déployées dans le cadre du service Autolib’. Un site vraiment atypique qui a déjà procédé à 30 000 réparations.

Rendez-vous au 1, boulevard Ney dans le 18ème arrondissement de Paris. De l’extérieur, nul ne peut imaginer qu’un garage se trouve derrière ces murs. C’est un immeuble dont une partie abrite des boxes à louer. Mais, quand on descend l’escalier, on découvre une voie d’accès et la porte d’entrée d’un gigantesque garage. Depuis tout juste un an, le groupe Bolloré loue ces lieux à Géodis, le spécialiste de la logistique. Il a été difficile de trouver un site d’une telle superficie dans Paris, qu’il a fallu de surcroît équiper de 80 points de charge, mais il est pleinement opérationnel. L’activité est d’ailleurs intense, avec un ballet de voitures qui entrent et sortent. C’est qu’il faut faire vite, la place est comptée et il faut pouvoir traiter un maximum de Bluecar dans la journée, avec en moyenne une durée de 2 h par Bluecar. Le garage d’Autolib’ se visite un peu comme le Mondial de l’Automobile, avec 3 halls successifs. A la différence qu’il n’y a qu’un seul modèle à voir…

Un check-up systématique

Ouvert 20 h sur 24, le site accueille une cinquantaine de voitures par jour. En journée, on voit affluer les Bluecar qui roulent encore, le soir et la nuit c’est au tour des modèles transportés par une dépanneuse. Victime de son succès (2 600 exemplaires en circulation en région parisienne, plus de 3 000 à terme), la voiture électrique du groupe Bolloré doit faire face aux aléas de l’autopartage. Comme elle devient la voiture de tout le monde, elle passe entre les mains de clients maladroits ou indélicats. Résultat : pas mal de petits bobos et parfois de gros chocs. Mais, « peu de vandalisme », tempère Frédéric Pageau, le responsable du site. Tout véhicule qui entre dans le garage passe d’abord par le hall 1, celui où l’on procède à une inspection et à l’enregistrement des sinistres et des pannes. La réparation des gros chocs est sous-traitée, soit par le groupe PSA (avec qui Bolloré a des accords pour la réparation en carrosserie lourde), soit par l’industriel qui assemble les voitures en Italie. Que ce soit pour changer un rétro, réparer une roue crevée ou une autre raison, les Bluecar font systématiquement l’objet d’un diagnostic électrique et électronique. Le groupe Bolloré dispose pour cela d’une tablette fournie par Actia avec un logiciel spécifique. L’entrée en atelier permet de faire une mise à jour des logiciels.

Des compétences variées

On passe ensuite au hall 2, qui est celui des réparations. « Le cœur du système », souligne Frédéric Pageau. Cette partie du garage abrite 8 ponts élévateurs à colonnes (le seul matériel adapté à des voitures électriques). Au passage, notre interlocuteur nous montre la table de levage qui permet de transporter et d’intégrer la batterie lithium-métal-polymère d’un poids de 300 kg. Dans cette partie, des mécaniciens et des carrossiers s’affairent. Coordonnés par un chef d’atelier, ils y réparent des pare-chocs, des optiques de phare, des rétroviseurs, des roues et interviennent pour atténuer les chocs sur la carrosserie en aluminium. Nous avons appris que les clients se garent à la parisienne (c’est-à-dire en montant sur le trottoir) et que les pneus n’ont pas le temps de s’user (à ce propos, la plus vieille des Bluecar totalise 60 000 km – contre 40 000 en moyenne), vu qu’ils crèvent avant. Un petit magasin de 200 m2 permet d’avoir les pièces sous la main, comme par exemple des batteries au plomb, des enjoliveurs, etc. Précisons aussi que les équipes ont des électroniciens, dont un spécialiste des faisceaux. En tout, une quarantaine de personnes s’activent dans le garage.


Un contrôle qualité avant de reprendre la route

Le hall 3 est celui de la restitution. Les voitures sont nettoyées et contrôlées une dernière fois avant de reprendre la route avec au volant les ambassadeurs d’Autolib’, sachant qu’elles sont passées au banc de géométrie au préalable quand elles ont eu un choc sévère. Lors de notre visite, nous avons pu y croiser une Bluecar en version utilitaire. Reconnaissable à son hayon noir et à la grille qui sépare le coffre des deux places de l’avant, ce modèle sert aux équipes mobiles. Elles peuvent ainsi procéder aux réparations des bornes, mais aussi au besoin au remplacement d’un rétroviseur ou à la simple remise à niveau du lave-glaces. Les voitures sont traitées en fait à 40 % sur place. La remontée d’informations se fait par les clients, au moyen de la ligne directe qui relie les voitures au centre de surveillance ou depuis les stations. Elle émane aussi des ambassadeurs qui, sans être habilités à intervenir, relaient l’information quand ils décèlent des anomalies.

 

Des réparations qui font évoluer la Bluecar

Le groupe Bolloré a voulu dans l’urgence aménager un garage au plus près du parc de voitures en circulation, afin de pouvoir gérer la montée en charge du service Autolib’. Tout fonctionne en flux tendu avec une gestion informatisée et des camions qui amènent des pièces depuis une plateforme située à Trappes, 2 à 3 fois par jour. Mais, le bon côté des choses est ce que ce retour d’expérience a permis d’améliorer le produit. Ainsi, le groupe Bolloré équipe maintenant ses Bluecar de rétroviseurs renforcés, de pare-chocs à mémoire de forme et a ajouté des ressorts de rappel pour que la trappe de charge puisse mieux se refermer. Autre amélioration : la banquette en tissu – qui avait tendance à se salir trop vite – va être remplacée par une autre en simili-cuir. Le passage par l’atelier est donc l’occasion de faire du rétrofit. « Nous faisons beaucoup de préventif », glisse M. Pageau, qui nous indique que chaque voiture du parc Autolib’ est contrôlée au moins tous les 3 ou 4 mois et fait l’objet d’un check-up complet.

Un centre de formation

Depuis l’ouverture, le garage du boulevard Ney a eu l’occasion de recevoir des visites, en particulier de Segula Technologies (un sous-traitant) et de Renault (au titre du partenariat qui lie le constructeur français à Bolloré pour l’autopartage et la production en France de la Bluecar). Nous avons également appris que le garage accueille des voitures de particuliers (reconnaissables à leur couleur bleue) ou de flottes. Il y a même des Bluecar de Lyon (Bluely) et de Bordeaux (Bluecub) qui viennent se faire réparer parfois. Mais, la majorité des véhicules sont traités localement par des garages que le groupe Bolloré a ouvert en propre. Le garage de Paris sert en fait de centre de formation pour le groupe. L’équipe fonctionne sur la transmission des savoir-faire, afin d’être la plus polyvalente possible. C’est ainsi que les électromécaniciens très qualifiés servent aussi de formateurs aux autres membres qui le sont moins. A noter que le centre s’ouvre aussi aux écoles spécialisées et a déjà accueilli deux apprentis. Dans la mesure où Bolloré est un constructeur automobile, il dispose d’informations détaillées liées à l’usage intensif de la batterie et du moteur électrique et sait mieux que quiconque comment on en assure l’entretien et la réparation. « Depuis le temps, on a fait le tour du véhicule », conclut Frédéric Pageau.

Son parcours

Frédéric Pageau n’est pas un professionnel de l’automobile. Provenant du monde de l’industrie, et plus précisément de la robotique, il est entré dans le groupe Bolloré pour prendre en charge les essais de bus électriques. Il était alors chez Batscap, la division batterie qui a depuis été intégrée au sein de la nouvelle organisation Blue Solutions. C’est lui qui a supervisé l’aménagement du premier atelier de réparation au siège d’Autolib’, à Vaucresson (Hauts-de-Seine), avant de prendre la responsabilité du garage de Paris. Le fait qu’il ne soit pas un homme du sérail l’a conduit à adopter un autre mode de management, en recrutant surtout sur la base de la motivation. C’est la raison pour laquelle on trouve aussi dans le garage des profils très divers, dont par exemple des spécialistes de l’ascenseur, des réparateurs TV, des déménageurs, un cordonnier et même un boucher. Il a essayé de faire une synthèse entre le monde de l’automobile et celui de l’industrie.

La répartition des interventions

  • 30 % carrosserie
  • 30 % mécanique
  • 30 %  électronique
  • 10 % autres causes

3 Commentaires

  1. POULINIER:

    Bonjour Monsieur,
    Je suis électro-mécancien sav itinérant en chariots élévateurs électrique.
    Je suis intéressé par le dépannage auto lib.
    Je suis à votre disposition pour vous envoyer mon C.V., pouvez vous
    me fournir votre adresse mail.
    Très cordialment

  2. POULINIER:

    ATTENTE DE VOTRE REPONSE.
    Cordialement

  3. Alban:

    Bonjour , puis-je avoir votre adresse mail a fin de vous contacter et vous faire parvenir mon cv et ma lettre de motivation pour un poste en tant que carrossier peintre

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