A la une

  • Nouveauté technique

    Un disque de frein anti particules chez Bosch

    -*+L’iPhone a révolutionné le smartphone. Bosch espère en faire de même pour le disque de frein, avec l’i-Disc. Mis au point par sa filiale Buderus Guss, ce disque réduit de […]

  • Services

    Carte grise en ligne : déjà un business

    -*+A partir d’aujourd’hui, toutes les démarches pour un certificat d’immatriculation (VN, VO, perte, changement d’adresse) se feront en ligne et non plus aux guichets des préfectures. L’administration conseille de créer un […]

  • Services

    Allo Joe : des mécaniciens à domicile

    -*+Vous êtes mécanicien indépendant et vous cherchez à augmenter vos revenus ? Vous serez peut-être intéressé par la start-up Allo Joe. Elle a mis en place dans la région nantaise une […]

  • Actualités Equipements

    Bosch se lance dans la calibration de caméras pour ADAS

    -*+Afin d’aider les réparateurs à traiter les véhicules équipé d’aides à la conduite, le groupe a conçu une gamme complète d’outils performants pour un contrôle et une calibration précise et rapide […]

Etude : le digital menace-t-il l’après-vente automobile ?

Présentée il y a quelques semaines, lors la soirée du Journal de l’Automobile (trophée des groupes et concessions de l’année), une étude sur l’impact du digital a été réalisée par Eurogroup Consulting. Elle évoque « le passage de la propriété à l’usage », « le développement de la notion de mobilité », sans oublier « l’économie du partage » et « la voiture-robot qui va réduire le nombre de véhicule dans le parc ». De quoi faire peur aux réparateurs, car « les impacts du digital viendront transformer le parcours client et offrir à « de nouveaux acteurs la possibilité de proposer des innovations ». Il est bien sûr fait mention du fameux terme « disruption » et des habituels épouvantails que sont Uber ou Apple.

Bon, il n’y a pas si longtemps, un certain salon qui s’appelle EQUIP AUTO a abordé tous ces sujets sur son plateau TV. Avec pragmatisme, les acteurs de l’après-vente et des start-up ont expliqué comment ils abordaient la question de la digitalisation. Certaines solutions existent depuis longtemps, comme le carnet d’entretien numérique. Ce concept a d’ailleurs été inventé en après-vente (par Revisersavoiture.com avant d’être repris par Drivepad), avant d’attirer l’attention de constructeurs comme Renault qui y travaillent désormais. Dans l’après-vente, il existe bien des start-up qui travaillent sur des solutions nécessitant ou non la pose d’un boîtier embarqué pour faire du diagnostic et aider à conduire mieux. Elles sont nombreuses à y travailler, mais ne sont que très peu à avoir une réelle présence sur le marché, comme Drust et Xee.

Dans l’étude d’Eurogroup Consulting, Drive Quant est catalogué dans la catégorie diagnostic embarqué, alors que cette filiale de l’IFPEN ne fait que de l’éco conduite et du coaching à partir des performances de conduite dans une optique de baisse de la consommation de carburant et de l’amélioration de la sécurité. Rien à voir avec le diagnostic préventif des organes du véhicule.

Après, le document cite des applications existant en Chine et aux Etats-Unis. Faut-il pour autant avoir peur d’Amazon et craindre que des géants du web ne prennent le contrôle de l’après-vente numérique ? Rien n’est encore écrit et les enseignes revoient leur stratégie digitale pour justement avoir des liens plus directs avec leurs clients. La vente en ligne de pneus et la pose en atelier deviennent de plus en plus courantes, sans que ce marché ne soit dominé par des multinationales du numérique. Ce business est contrôlé notamment par Michelin. Il faudra sans doute une offre plus globale à terme, avec une plateforme plus élaborée. Mais, le rendez-vous en ligne est déjà une réalité en atelier. La vente de pièces aussi.

La digitalisation est une grosse évolution sur le marché de l’après-vente. On ne peut le nier. Mais, les réparateurs indépendants redoutent plus la concurrence avec les constructeurs automobiles, qui ont une stratégie de plus en plus agressive en après-vente, et passant notamment par le digital, qu’avec Google. Ce qui est sûr, c’est que le service demain sera plus flexible, avec des interventions pouvant être réalisées avec des camions-ateliers. Il faudra aussi être plus réactif et tenir compte des avis sur le web. Mais tout cela, les garages connaissent déjà et subissent cette pression.

Quant à la voiture autonome, il est beaucoup trop tôt pour évaluer son impact sur le monde de la réparation.

Articles les plus populaires

Shares